"Plusieurs lunes se succédèrent dans le ciel toujours bleu du Mandé. Sonadjan-Mady Keita continua à faire subir aux parents de sa mère tous les supplices imaginables. On le surnomma Sarafoufou-gbéléké un enfant-qui-ne-valait-pas-la-peine-d'être-mis-au-monde. Car peut-on supporter les dures souffrances de la maternité pour donner le jour à un ennemi? Or, battre les oncles, frères et cousins de sa mère, c'est porter la main sur sa mère, cela est connu! Sarafoufou-gbéléké avait fait coucher ses oncles dans la boue de l'humiliation, il les avait fait fouetter comme des vulgaires bilakoros..."